CONCRÉTISER

C’est notre valeur de base. Faire correspond à ancrer  une idée dans la réalité. C’est ce que nous voulons promouvoir. Nous voulons faciliter et encourager, voir inciter les gens à faire pour qu’ils concrétisent leurs idées.
Les personnes et leurs idées sont d’une très grande diversité. Il faut donc leur permettre de faire un maximum de choses différentes en mettant en œuvre les moyens nécessaires, en particulier l’espace et matériel. Afin que ces moyens soient le plus possible accessibles, ils devront être au maximum disponibles dans le temps, et à proximité des utilisateurs.
Pour que cette action de faire se déroule dans les meilleures conditions, les moyens devront être adaptés au mieux, surtout en termes de qualité et de sécurité.

APPRENDRE

Faire (et bien faire !) nécessite des compétences. Nous ne souhaitons pas que seuls les initiés soient à même de concrétiser leurs idées. Il est donc important de se rapproprier les savoirs et savoir-faire nécessaires à la réalisation de ses propres idées. Ces compétences peuvent s’acquérir soit par la transmission, c’est-à-dire par l’intermédiaire des autres personnes, soit par l’expérience, et donc la pratique.
Outre l’intérêt applicatif, apprendre peut aussi être un moyen de se cultiver, s’enrichir, s’épanouir intellectuellement.
Apprendre pour Faire : j’ai une réalisation en tête et je dois acquérir la compétence pour la réaliser.
Faire, puis Apprendre :  j’ai le droit de vouloir commencer par faire, de trouver mes limites et donc de vouloir apprendre pour aller plus loin sur le chemin de mon idée.

INNOVER

Donner les moyens de se réunir et d’échanger, c’est rassembler les conditions favorables à la création. Si l’on apporte en plus les moyens de réalisation cela devient un lieu d’innovation, ancrant les idées nouvelles dans la réalité. L’innovation provient souvent de la rencontre de plusieurs domaines.
Mais définir de nouvelles façons de travailler est également une innovation en soi, comme établir une gouvernance collective ou avoir une part de travail non directif.

VALORISER

Les déchets sont aujourd’hui grandement issus de la logique industrielle, dans laquelle les compétences et moyens de production sont intégralement détenus par l’industrie. Le cycle production, consommation, destruction, en découle.
En se rappropriant les compétences et les moyens matériels de faire, on se rapproprie ces déchets, qui deviennent alors des ressources. Le recyclage apparaît comme une évidence : les objets défaillants peuvent être réparés, et sinon, ils sont sources de pièces détachées et de matières premières. Nous souhaitons donc inciter à la réparation, au réemploi et au recyclage ; et être un maillon d’une économie circulaire.
La spécialisation de l’industrie et sa quête de productivité la pousse à se défaire du matériel de production jugé obsolète ou insuffisamment performant. Ce matériel de seconde main peut être tout à fait satisfaisant à plus petite échelle.

ECHANGER

C’est à travers l’échange que se transmettent les connaissances, par la rencontre de personnes aux compétences différentes qui peuvent apprendre les unes des autres. En favorisant ces échanges il est possible de susciter des vocations, de faire se rencontrer des personnes de milieux, d’âges, de métiers et de culture différentes. Plus ce spectre est large plus la richesse et l’émulation peuvent être importantes.
C’est aussi de cette manière que l’on peut se construire professionnellement : trouver un associé, un client, un employeur.
Le partage et la diffusion des idées, tels que cela est fait dans l’open source, est également un mode d’échange à encourager, même si l’on peut respecter la volonté de protéger une idée, en déposant un brevet, par exemple.
L’échange est aussi à promouvoir à plus large échelle, avec les acteurs locaux (entreprises, collectivités, fablabs, incubateurs, associations…), car rechercher des complémentarités et des ententes est bien plus bénéfique que s’inscrire dans un état de concurrence. Nous éviterons donc de proposer des services déjà accessibles par ailleurs.
Au sein de la structure, les prises de décisions collectives — qui sont basées sur la concertation, l’échange, la discussion et l’entente — sont à adopter plutôt qu’un mode de fonctionnement hiérarchique de subordination.